Francisco
López
Pali Meursault
Helena Gough
Maksims Shentelevs
Tô
Rui Costa
Jgrzinich & Murmer
Extraits
(mp3/192kpbs)
Helena
Gough, kwh
Maksims
Shentelevs, 16-36
Rui
Costa, Touch Space
D'abord,
il y a eu l'envie d'un disque ambitieux, et puis de travailler avec
ces artistes-là, de les réunir. Alors, il a bien fallu
trouver une règle du jeu, et chacun a eu le bon goût
de tricher un peu.
Francisco
López, John Grzinich & Murmer,
Rui Costa, Pali Meursault, Tô,
Maksims Shentelevs et Helena Gough
nous ont confié des pièces issues d'une écoute
active de leur environnement.
Mais au-delà
d'une série de peintures subjectives du paysage sonore, c'est
encore autre chose qui est apparu : peut-être la manière,
bien particulière, qu'a une oreille de se brancher sur son
monde, et de faire circuler l'énergie entre le dehors et
le dedans.
On ne s'étonnera
donc pas que le paysage advienne parfois sous une forme abstraite,
discrètement magnétique ou radicalement électrique.
Le prétexte de l'écoute active devenant peut-être,
pour l'auditeur, l'approche d'une activité de l'écoute
: on n'entend pas seulement ce que chacun a écouté,
on entend aussi l'écoute elle-même, se mettre sous
tension, et c'est peut-être ça qui fait le plus de
bruit.
Emmanuel
Mieville | "El Boom" (Mini-cdr
/ Ui - 014)
Une
phonographie nocturne du Costa Rica où se mêlent
insectes, sont concrets et électroniques.
Les
sons s'agencent, se tissent et se développent de manière
inattendue, jusqu'à brouiller les repères pour créer
un moment de suspension, d'indéterminé.
Le
deuxième volume des ambiances sonores dérive en
Afrique, en Europe et en Asie. Une forte thématique animalière
s'est imposée presque malgré nous, comme un écho
au disque de Yannick Dauby sorti il y a quelques mois.
Succession
de captures sonores de Champassak au marché de l'estacade,
par : Dominique Dereymez, Arnaud Billet, Manolie Soysouvanh, Jean-Marcel
Busson, Juliet Quinn & Pali Meursault.
Le
très attendu disque de Cawa Sorix, dont la définition
minimum pourrait être celle de "poésie sonore",
mais dont le contenu excède très certainement cette
étiquette pour aller lorgner du côté du plunderphonic
artisanal, de l'art du détournement et du cut-up drolatique.
Réalisé avec deux lecteurs cassettes, dont un.
Yannick
Dauby | "Trois phonographies de présences animales
en milieu urbain" (Mini-cdr / UI - 011)
Yannick
Dauby a posé son micro à l'écoute du monde,
usant du prétexte animalier pour révéler
l'unité musicale et organique d'environnements sonores
du quotidien.
Ici,
oiseaux et voitures, moteurs et insectes, finissent par faire
oublier leurs caractères identifiables, et l'on se surprend
à entendre de la musique là où l'on écoutait
la ville.
Seijiro
Murayama & Michael Northam | "They stood around and
watched"[Épuisé] (Mini-cdr / Ui - 010)
Rencontre
inattendue entre la percussion de Seijiro Murayama et les matières
délicates de Michael Northam…
Une
parenthèse de quinze minutes, comme un passage à
l'équilibre… Un moment de tension paisible au fil
de l'improvisation, une matière sonore qui échappe
à ses manipulateurs et évolue toute seule.
Juliet
Quinn pratique le plunderphonic de proximité : il passe
ses amis, ses collègues de bureau et sa famille à
la moulinette de son quatres pistes ou de son ordinateur et frotte
quelques fois sa guitare avec les objets qui trainent dans sa
chambre… Le
collage inclassable qui en résulte peut ainsi ressembler
à un journal intime en forme de comic-book, mais c'est
surtout une succession de tubes assurés d'un grand succès
commercial cet été.
Frédéric
Dutertre est allé coller ses micros contacts sur des cables
et des fils tendus dans le vent et sur de multiples surfaces rurales
(clôtures, arbres, ...) pour y capter des vibrations abstraites.
Une
écoute du monde au plus près où la curiosité
prime : la pièce prend la forme d'une étude de phénomènes
acoustiques surprenants tandis que la poésie et la musique
semblent se faire toutes seules.
On
peut dire schématiquement que cette pièce pensée
en 7 mois et réalisée en 3 jours, c'est du souffle
et du feedback. Mais dire ça serait sûrement un peu
réducteur. Quoique.
De
la guitare tantôt envoutante, tantôt agressive. Du
souffle tantôt trop fort, tantôt trop faible. Un son
bien pourri, quoi.
Pali
Meursault poursuit son exploration de la matière sonore,
au fil du déplacement dans un environnement industriel...
Anti-promenade, anti-documentaire, les repères identifiables
et les effets sonores d'un environnement conditionné disparaîssent
pour devenir des vibrations pures.
Une
longue improvisation et une composition récente ...
Le
duo Nappe poursuit une exploration électronique qui se
joue des écueils de l'improvisation ou de la branchitude
numérique et qui ne tient pas dans les cases. Une électronique
radicale, aux sonorités brutes qui réconcilie poésie
et technologie numérique tout en récurrant les enceintes
au passage.
Entre
blues lo-fi, performance d'homme orchestre et folk-songs, l'univers
de The Ironfinger 1000 est plus fait de citations que de simples
influences. Un collage de références et d'impressions
qui s'organisent comme une petite histoire de 20 minutes (…)
"La
dérive se présente comme une technique du passage
hâtif à travers des ambiances variées. Le
concept de dérive est indissolublement lié à
la reconnaissance d'effets de nature psychogéographique
et à l'affirmation d'un comportement ludique-constructif,
ce qui l'oppose en tous points aux notions classiques de voyage
et de promenade." (Guy Debord, Théorie de
la dérive in IS n°2 )
Pali
Meursault travaille à partir de prises de sons brutes.
Autant une recherche sur la matérialité du son qu'une
étude des rythmes aléatoires ou déterminés
propres aux environnements urbains et industriels.Zetein
est un drone constitué des captures sonores de train et
de souffleries ... Le micro révèle un environnement
sonore inhabituel : abstrait et hypnotique, fait de strates multiples,
de textures minutieuses et de vibrations.